
|
|
 |

|
 |
 |
La mise en sécurité
Objectifs de la mise en sécurité
Lintérêt de lintervention de mise en sécurité dun monument est multiple :
- dans un premier temps, il sagit de protéger les passants et les fidèles de léglise de tous risques de chutes de pierres ou de fragments de pierre désolidarisés du reste de la structure ;
- dans un second temps, il sagit de stopper lévolution du mal par la dépose des éléments " pourris " ou défectueux qui pourraient nuire, de façon irrémédiable, à la structure encore saine de lédifice, et de protéger cette dernière déventuels désordres graves (déstabilisation de contreforts, etc
) ;
- enfin, et par voie de conséquence, cette intervention constitue une étape préalable importante à la restauration du monument, en permettant un premier repérage détaillé des zones fragilisées du bâti et des éléments de son appareillage et de ses ornements à greffer, restaurer ou refaire.
|
|
 |
 |
 |
 |
|

|
|
|
 |

|
 |
 |
Déroulement de lopération
et moyens de sa mise en uvre
La mise en sécurité dun édifice consiste en une purge de lensemble de ses pierres constitutives, en commençant par lire leurs éventuels désordres en surface et les interpréter, avant de procéder à leur purge précautionneuse, puis à leur consolidation ou à la dépose ponctuelle de certains éléments.
Ce décryptage précis du monument dans son ensemble permet de repérer les fissures sur la pierre et de les classifier par ordre dimportance.
Après analyse des observations, plusieurs cas de figures peuvent se présenter :
- les éléments défectueux nont pas de rôle structurel, cest-à-dire quils ne participent pas à la reprise de charge de lédifice : leur purge ou leur dépose ne nuit alors en rien à la stabilité du bâti.
Il peut sagir :
- de décollements de la surface de la pierre sur une certaine épaisseur, partie déstructurée par lhumidité, la pollution
et quil est nécessaire de supprimer, afin de ne pas contaminer le reste du monolithe sain ;
- de fissures plus ou moins profondes dans la pierre, qui, lorsquelles représentent un danger de par leurs orientation et emplacement, sont le signe visible dune désorganisation de la matière au sein de la pierre : il est alors primordial de déposer les fragments de pierre désolidarisés de la pierre maîtresse pour éviter leur chute prochaine ;
- de monolithes de pierre de taille non porteurs, qui peuvent être en grande partie altérés ou instables ou simplement disjoints de leurs voisins, et dont la dépose savère prudente si ce nest indispensable.
Lorsque leur dépose est délicate ou peu judicieuse - notamment pour les éléments qui permettent de garder lédifice hors deau et pour ceux dont la dépose entraînerait de proche en proche celle dune trop grande partie dune structure de lédifice -, il est préférable de stabiliser chaque pièce instable ou dangereuse, à laide déléments appropriés, liaisonnés aux parties saines de la structure.
- les éléments malades participent à la stabilité de lédifice et limportance de leur rôle structurel guide le choix du moyen de mise en sécurité à adopter.
Souvent, on solidarise la pierre défectueuse avec le reste de la structure stable, à laide de goujons posés judicieusement de façon à sopposer aux lignes deffort ; la pierre, alors " scellée " à sa ou ses voisines, redevient stable.
Les goujons peuvent être remplacés et/ou complétés par des dispositifs dagrafes, selon les cas rencontrés.
Lorsque les zones instables ne concernent plus seulement des éléments isolés mais des parties supérieures darchitecture plus importantes, on utilise des étais en bois (longs madriers) assemblés à la maçonnerie saine par goujons ou tire-fonds et parfois couplés à dautres dispositifs complémentaires de maintien (agrafes, ceintures souples, ligatures en fer
).
|
|
 |
 |
 |
 |
|
|